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Eve Effingham: Ou L Amerique James Fenimore Cooper

Eve Effingham: Ou L Amerique

James Fenimore Cooper

Published February 19th 2014
ISBN : 9781495997723
Paperback
230 pages
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 About the Book 

Extrait QUAND M. Effingham se fut determine a retourner en Amerique, il envoya ordre a son gerant de mettre sa maison de New-York en etat de le recevoir. Il avait dessein dy passer lhiver, et daller a sa maison de campagne quand le printempsMoreExtrait QUAND M. Effingham se fut determine a retourner en Amerique, il envoya ordre a son gerant de mettre sa maison de New-York en etat de le recevoir. Il avait dessein dy passer lhiver, et daller a sa maison de campagne quand le printemps ferait sentir sa douce influence. Une heure apres avoir quitte le paquebot, Eve se trouva donc a la tete dun des plus grands etablissements de la plus grande ville dAmerique. Heureusement pour elle, son pere avait trop de jugement pour regarder une epouse ou une fille comme netant quune servante de premiere classe, et il jugea avec raison quil devait employer une partie de son revenu a se procurer les services dune femme que ses qualites missent en etat de soulager une maitresse de maison dun fardeau si pesant. Il netait pas de ces gens qui, pour donner une de ces fetes a pretention, qui namusent personne et dans lesquelles la folie de lun ne cherche qua lutter contre lostentation de lautre, depensent une somme qui, sagement employee, suffirait pour maintenir un systeme dordre dans une famille pendant tout le cours dune annee- qui y consacrent volontiers tous leurs moyens, et qui souffrent ensuite que leurs femmes et leurs filles reprennent ces occupations degradantes auxquelles le beau sexe parait condamne en Amerique. Il pensait a ce qui fait la base de la vie sociale, au lieu de rechercher ce qui ne sert qua lostentation. M. Effingham avait assez de bon sens comme homme du monde, et de raison comme homme juste, pour permettre aux etres dont le bonheur dependait de lui, de jouir equitablement avec lui des faveurs que la Providence lui avait accordees avec tant de liberalite. En dautres termes, il rendit deux personnes heureuses en payant genereusement une femme de charge- dabord sa fille, en la dispensant de soins qui nentraient pas plus dans le cercle de ses devoirs, que celui de balayer le devant de la porte de la maison- et ensuite une femme respectable, qui fut charmee de trouver une si bonne place. Par ce moyen aussi simple que raisonnable, Eve fut a la tete dune des maisons les plus tranquilles, les plus veritablement elegantes, et les mieux ordonnees de toute lAmerique, sans etre obligee dy consacrer plus de temps que celui qui etait necessaire pour donner quelques ordres le matin, et pour examiner quelques comptes une fois par semaine.